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Connaissez-vous
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le Triton
alpestre
(Triturus alpestris)
par
Thomas Cheyrezy
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Le Triton alpestre est
une de nos espèces d’amphibiens les plus colorées.
Le mâle et la femelle ont en commun un ventre
et une gorge orange vif, mais les ressemblances s’arrêtent là.
La femelle possède des couleurs plus ternes (marbrures verdâtres
sur fond brunâtre), alors que le mâle s’orne d’un bleu vif sur
le dos et de points noirs à brunâtres sur les flancs en période
de reproduction.
Cette espèce dépasse
rarement les dix centimètres de long, les femelles étant
généralement plus grandes que les mâles.
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Ce triton n’est pas très exigeant, il est
possible de le rencontrer dans nombre de zones humides (mares
prairiales ou forestières, fossés en zone alluviale, pannes
dunaires…). Comme tous les amphibiens, il est sensible aux
diverses pollutions agricoles, ménagères ou industrielles, aux
modifications drastiques de son habitat (comblement de mares) et à
l’empoissonnement des mares et étangs.
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L’année d’un triton se compose de deux
périodes :
- une phase aquatique :
dès les premières douceurs du printemps, mâles et femelles de
Triton alpestre regagnent la mare pour s’y reproduire. La femelle
déposera ses œufs un par un dans la végétation aquatique.
- une phase terrestre : de l’été
à l’automne, les tritons sortent progressivement de l’eau et s’adaptent
à ce nouveau contexte (peau plus rugueuse…). Ils passeront l’hiver
sous un vieux tas de bois, dans une vieille souche… |
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En France, le Triton alpestre est classé parmi
les espèces vulnérables. Il est protégé par la Loi relative
à la protection de la nature de 1976 (interdiction de le
détruire, de le déplacer, de le commercialiser…). En Nord-Pas de
Calais, il est relativement commun et a été inventorié sur
quatorze sites gérés par le Conservatoire, notamment la mare du
Mont Saint-éloi ou encore le Bois de la Louvière (Lapugnoy).
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